Stages

Chaque année, ENSAE Solidaire aide des élèves de l’ENSAE à réaliser des stages à caractère humanitaire ou social.

ENSAE Solidaire apporte une aide technique et financière aux élèves qui souhaitent effectuer un stage solidaire, afin qu’ils puissent mener à bien leur projet. Il peut s’agir notamment de favoriser leur rapprochement avec des associations ou de proposer des formations à certaines tâches qu’ils auront à accomplir. Par exemple, le cycle de conférence ainsi que des séances de présentation des techniques permettent au élèves de se sensibiliser et de se former aux enjeux et méthodes de la microfinance.

ENSAE Solidaire apporte également un appui financier aux demandes dûment justifiées.

La proposition et la recherche de stage sont à l’initiative des élèves mais, nous entretenons des liens étroits avec certaines associations ou institutions qui offrent un cadre adéquat à la réalisation de stages ENSAE. Toutefois, tout nouveau projet sera accueilli avec joie et attention.

Vous souhaitez… proposer un stage  effectuer un stage  Consultez la page participer.

Voici la liste des stages financés ces dernières années:

Microfinance au Viêt Nam 

2013

Un élève a réalisé son stage au Viêt Nam au sein de Good Morning Viêt Nam, association lancée en 2001 par des étudiants de HEC. Il a participé à la réforme et au nouveau dynamisme de cette association, qui organise du microcrédit dans les villes de Da Nang, Hué et Can Tho. En plus des actions en microfinance, les membres d l’association ont donné des cours de perfectionnement en français, le plus souvent à des étudiants de leur âge, autour de thème d’actualité ou de culture, afin d’améliorer leur aisance à l’oral dans cette langue  ces cours ont conduit à des apports réciproques entre les deux cultures. Ils ont également fait des animations plusieurs fois par semaine au sein d’un orphelinat, une mission qu’ils ont développée et améliorée au cours de cet été.

Mission Népal 

2013

Nous sommes six élèves de l’ENSAE à avoir effectué notre stage d’ouverture au Népal en août 2013. Ce stage, initié par trois élèves de l’ENSAE de l’année précédente, a pour vocation de donner des cours d’anglais dans des villages du Ganesh Himal, région reculée dans les montagnes du Népal, afin de favoriser le tourisme et ainsi d’aider au développement de la région. Cette année, plusieurs élèves d’AgroParisTech nous ont aussi rejoins.

Nous nous sommes tous retrouvés à Kathmandu avec notre maître de stage Kul Bahadur Gurung, qui gère à la fois une agence de Trek et l’ONG qui nous a encadré lors du stage. De là, nous avons eu trois à quatre jours de marche pour rejoindre nos villages respectifs où nous nous étions répartis par groupes de deux ou trois.

Nous avons tous passé près d’un mois dans les villages. Nous avons tous été chaleuresement acceuillis, et nous y avons partagé en tant que professeurs la vie de l’école. Au-delà de notre mission éducative, nous avons pu prendre part à la vie des villages, et ce fût une occasion d’échanger avec les populations locales, de s’immerger dans cette culture nouvelle.

Ce fût une expérience marquante et enrichissante dont nous gardons tous un excellent souvenir. Ce projet est déjà repris par de nouveaux élèves, à la fois à l’ENSAE et à AgroParisTech, et va très certainement continuer pendant encore longtemps.

2012

Monté en 2012 par des élèves de l’ENSAE, ce projet vise à développer le tourisme de montagne dans la région du Ganesh Himal, dans une perspective de développement économique à travers l’association Ganesh Himal Tourism Development Committee. Après un long travail de préparation depuis Paris, trois élèves de l’ENSAE sont partis au Népal pendant l’été 2012 apporter du matériel éducatif dans un village de montagne de la région et donner des cours d’anglais aux enfants, âgés de 6 à 16 ans, ainsi qu’à une partie des parents.

Travailler dans un centre de recherche en Inde 

2013

Stage de Paul Vertier - 2013

En 2013, un élève en fin de deuxième année a effectué son stage d’application au Centre de Sciences Humaines de New Delhi du 24 Juin au 30 Septembre 2013. Sous la direction de Basudeb Chaudhuri sa mission a été d’analyser, dans le cadre du projet européen NOPOOR, l’autocorrélation spatiale de la pauvreté multidimensionnelle en Inde. L’approche multidimensionnelle – faisant intervenir le récent Indicateur de Pauvreté Multidimensionnelle – approfondit singulièrement l’analyse de la pauvreté, puisqu’elle dépasse les critères traditionnels de revenus, et évite les travers de l’Indicateur de Développement Humain.

Retour sur le stage

Il revient sur son stage enthousiaste :

«J’ai ainsi pu mettre à profit les compétences acquises à l’ENSAE, notamment en économétrie et en économie de la croissance, en les appliquant à des thématiques de recherche stimulantes. Travailler au CSH m’a permis d’intégrer une équipe de chercheurs jeunes et dynamiques, qui ont su m’orienter dans mes recherches et transmettre avec passion leur connaissance approfondie de l’Inde. J’ai également pu assister aux nombreuses conférences proposées par la vaste communauté académique de Delhi, centre culturel et intellectuel du pays. Enfin, au cours de mes voyages dans le pays, j’ai pu mettre en perspective mes travaux avec la réalité du terrain. En m’aidant à financer ce stage, ENSAE Solidaire m’a donc donné la chance de contribuer –modestement – à l’approfondissement de la réflexion sur la mesure de la pauvreté, et m’a permis de vivre une expérience extraordinaire à tout point de vue. Le projet continue, et il n’attend que vous  «

Les travaux menés durant ce stage devrait aboutir à une publication. Nous reviendrons alors plus en détail sur le contenu de son stage qui est pour le moment non communicable.

2012

Le Centre de Sciences Humaines est un centre de recherche français basé à New Delhi, en Inde. Il mène des études autour des questions de développement, sous l’angle de différentes disciplines du champ des sciences humaines et sociales (économie, sociologie, géographie, anthropologie, …). En 2012, deux élèves de l’ENSAE ont réalisé leur stage au sein de ce centre, en mettant leurs compétences statistiques au service de projet de recherche sur la mobilité sociale et l’urbanisation des petites villes indiennes.

Les femmes de Palanpur  étude d’un village du Nord de l’Inde

Stage de Rosalinda Coppoletta - 2009

Rosalinda Coppoletta est partie quatre mois en Inde pour son stage de fin d’étude. Elle raconte ici l’objet de son étude et nous fait part de son expérience.

Présentation

Avec le soutien d’ENSAE solidaire, j’ai passé mes quatre mois de stage de fin d’études au Centre de Sciences Humaines de New Delhi pour étudier l’autonomie des femmes du village de Palanpur. Ce village de 1270 habitants en Uttar Pradesh est assez connu en économie du développement pour avoir été étudié par de nombreux économistes depuis 1957, notamment avec le livre de Nicholas Stern (LSE) et Peter Lanjouw (Banque Mondiale), Economic Development in Palanpur over Five Decades (1998). Le développement économique du village constaté sur plusieurs décennies est-il accompagné de changements sociaux  C’est à cela que j’ai voulu répondre en m’appuyant sur les nouvelles données de 2008-2009. Une partie du stage a donc consisté à entrer et vérifier les données, mais aussi à interviewer des femmes dans le village puis enfin à utiliser les données pour rédiger le mémoire de fin d’études. Parmi de nombreux sujets possibles (enquêtes santé, migration, agriculture, consommation, etc.), j’ai choisi de traiter la question de l’autonomie des femmes, c’est-à-dire dans quelle mesure elles participent aux décisions concernant leur vie et celle de leurs enfants, ont accès à l’éducation et l’information, contrôlent les ressources et ont une liberté de mouvement suffisante.

Résultats de mon étude

La situation actuelle des femmes de Palanpur, et en général des zones rurales du Nord de l’Inde, est assez préoccupante. Parmi les 217 femmes mariées du village, 83% sont analphabètes, et seules 19% effectuent un travail rémunéré. Elles ont toutes eu un mariage arrangé, en moyenne à 16.9 ans, et ont en moyenne 5 enfants plus un sixième qui meurt avant 5 ans. J’ai choisi de me focaliser sur 6 indicateurs d’autonomie  décision économique, travail rémunéré, mobilité, absence de violence domestique, exposition aux medias et vie civique. Les statistiques descriptives montrent par exemple que 74% des femmes ont un mot à dire dans la manière de dépenser l’argent du ménage, et 78% a voté aux dernières élections. Cependant 47% des femmes disent être battues régulièrement, 54% n’ont aucun accès aux médias (radio, télévision, journaux), et seules 21% ont le droit d’aller à la boutique du village non accompagnées.

Néanmoins, la situation est loin d’être uniforme dans le village. Les deux groupes qui s’opposent sont d’un côté les femmes de “haute caste”, éduquées, jeunes ou aisées (la caste, l’éducation et la richesse étant fortement corrélées) qui sont peu mobiles mais ont plus de chances d’avoir accès aux medias, un compte a leur nom et être moins souvent battues par leur mari. De l’autre coté, des femmes plus âgées, de «basse caste» ou dans des ménages pauvres sont plus mobiles parce qu’elles travaillent plus souvent et participent plus a la vie civique, mais ont des scores plus bas pour les indicateurs corrélés aux revenus. Les différences peuvent être importantes. Par exemple, la probabilité d’avoir une relative liberté de mouvement est de 32% supérieure pour une femme de la caste intouchable par rapport aux autres castes, t de 13% par enfant même en contrôlant pour les autres facteurs explicatifs («avoir un enfant à la main» justifiant en soi déjà le fait de sortir de chez soi).

Cependant, bien que le statut global des femmes de Palanpur soit préoccupant (même si les femmes du village n’en ont pas toujours conscience et/ou ne savent pas comment changer les choses), la situation évolue. En effet, en raison de mariages plus tardifs (rarement avant 16 ans de nos jours) et de l’augmentation impressionnante des taux de scolarisation (96% des filles de 14 à 17 ans analphabètes en 1993 contre 34% en 2008, même si c’est encore supérieur aux 9% pour les garçons), on peut espérer que les femmes de Palanpur vont prendre leur destin en main et arriver a des niveaux d’autonomie plus élevés.

Conclusion

Pour moi, c’était l’occasion de découvrir l’Inde, et les contrastes entre la vie d’expatrié à New Delhi et celle dans un petit village. D’un côté, les bureaux au Centre de Sciences Humaines et discussions avec les doctorants en sciences sociales et politiques, de l’autre les interviews des femmes du village avec les enquêteurs indiens, c’était une expérience très enrichissante. Habiter dans un pays à la culture différente incite à se remettre en question, et la question «Sont-elles heureuses » a ainsi occupé de nombreux débats. Pour ou contre le mariage arrangé, la réponse est moins simple qu’il n’y paraît. Je souhaite à tous d’avoir l’occasion de faire un stage à l’étranger, et en particulier en Inde !

PNUD Togo 

2012

Des élèves de l’ENSAE ont été accueillis dans les bureaux du PNUD de Lomé pour des stages d’application, d’une durée de 3 à 6 mois. Il s’agit d’apporter un appui technique à l’exploitation de bases de données sur les conditions de vie au Togo. Des analyses d’impact des variations des prix agricoles ont ainsi pu être conduites.

Beaucoup reste à faire, n’hésitez pas à postuler !

Missions humanitaires en Centrafrique 

2012

Deux élèves de l’ENSAE sont partis en Centrafrique, auprès des enfants de Bangui, à travers deux associations, La Voix du Cœur et Foi et Fraternité. L’un d’eux a donné des cours d’été en français et en maths, afin de prolonger l’enseignement que reçoivent les enfants le reste de l’année. L’autre s’est impliqué dans des activités d’animation et d’alphabétisation auprès des enfants des rues de Bangui.

Wages – Institut de microfinance – Togo 

2012

A travers ce stage, des élèves de l’ENSAE ont passé un mois à Lomé, au Togo, au sein d’un institut de microfinance. Ils ont pu découvrir et participer au fonctionnement de la microfinance au Togo, en prenant part à des tâches allant des « tontines », aux activités de fonctionnement interne. Ce stage a été l’occasion de rencontrer les bénéficiaires du microcrédit, de partir à la rencontre d’un pays et d’une culture et de confronter théorie économique et réalité de terrain.

Mission Potosi 

2012

Cette association prend en charge les enfants des mineurs de Potosi, en Bolivie. Créée par des étudiants de l’ESSEC, elle comporte un pôle microcrédit qui finance des projets professionnels préparés par les femmes de ce village. Quatre élève de l’ENSAE sont partis en 2012 pour apporter leur aide dans les actions de microcrédit et d’animation des enfants. «Le travail sur le terrain permet une proximité importante avec le travail réalisé et offre des possibilités de rencontres qui nous plongent au cœur de la réalité de la pauvreté à Potosi.» Antoine S. Mission Potosi 2012

Courant de femmes 

2010

Entre 2006 et 2010, plusieurs élèves de l’école sont allés prêter main forte à l’association Courants de Femmes. En donnant des cours de HTML au Sénégal, ils ont participé à l’objectif de promotion de la femme à travers les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication de cette association. L’association a désormais cessé son activité, mais leur site reste une mine d’information si le sujet vous intéresse !

Chaque année, Courants de Femmes envoient deux ou quatre bénévoles dans un pays d’Afrique de l’Ouest afin de nouer des contacts avec les associations locales de promotion des femmes pour accroître leur visibilité en leur offrant une description sur internet mais aussi des formations à la bureautique et à la tenue d’un blog.

Cette année, trois élèves de l’ENSAE sont ainsi partis au Sénégal grâce à Courants de Femmes mais aussi à ENSAE Solidaire qui nous a soutenue financièrement pour mener à bien ce projet.

Pendant six semaines, de mi-juillet à fin août, nous avons ainsi pu rencontrer de nombreux membres d’associations sénégalaises et surtout des femmes engagées. Nous avons pu aussi découvrir un pays jeune en pleine mutation mais qui connaît aussi certaines difficultés notamment dans les banlieues de Dakar.

Chaque association rencontrée donnait lieu à l’écriture d’un topo pour la présenter. De plus chaque semaine, nous écrivions une newsletter qui informait les abonnés des rencontres effectuées. Enfin, Flavia et Nathalie ont tenu un blog qui leur a permis de partager quotidiennement leurs impressions sur la vie au Sénégal.

Afristat 

2009

Les élèves sensibles aux problématiques de développement peuvent également être intéressés par une expérience au sein d’Afristat, l’observatoire économique et statistique d’Afrique Subsaharienne, basé à Bamako, Mali.

Pour un Cyclone de Solidarité 

2009

L’association «Cyclone de solidarité» œuvre pour le développement durable et la protection de l’environnement au Nicaragua en soutenant des microprojets agricoles. Ceux-ci ont pour objectif d’améliorer les conditions de vie dans des zones rurales pauvres tout en préservant les ressources naturelles et les traditions culturelles. Plusieurs élèves ont déjà fait partie des volontaires qui partent 4 à 6 semaines sur les chantiers au Nicaragua afin d’aider à faire avancer les projets.

Malgré les tremblements de terre de l'année passée au Népal, des étudiants de l'ENSAE ont tenu à faire leur mission humanitaire là bas.
Voici le récit de leur séjour.

http://www.ensaesolidaire.org/sites/default/files/rapport_stage_2015/Nep...

Ce stage de recherche se demande, suite aux travaux de Bourdieu pour la France, s'il est possible de concevoir un espace social indien cohérent.
Ne pas hésiter à lire la note de synthèse pour plus de précisions sur les objectifs et les moyens mis en oeuvre :

http://www.ensaesolidaire.org/sites/default/files/rapport_stage_2015/Mei...

Pour les personnes intéressées voici la présentation orale d'un stage solidaire effectué l'année dernière au Restos du Coeur.

http://www.ensaesolidaire.org/sites/default/files/rapport_stage_2015/Sou...